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	<title>Association des DRH des grandes collectivit&#233;s</title>
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		<title>L'&#233;volution du bureau ou l'&#233;volution du travail ?</title>
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		<dc:date>2019-10-01T21:51:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emmanuelle L&#201;ON&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeure &#224; l'ESCP Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andersen Consulting, aujourd'hui devenu Accenture, a initi&#233; le sujet, il y a maintenant plusieurs ann&#233;es, avec des bureaux fonctionnant comme des chambres d'h&#244;tel. Le sujet a &#233;t&#233; tr&#232;s largement d&#233;battu et a cristallis&#233; des &#233;motions. Aujourd'hui c'est presque la norme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations sont de plus en plus complexes et, dans le m&#234;me temps, confront&#233;es au d&#233;veloppement exponentiel des technologies. On dig&#232;re &#224; peine le num&#233;rique que l'intelligence artificielle arrive posant nombre de questions sur le travail. Les outils, de plus en plus performants, g&#233;n&#232;rent une surcharge informationnelle cons&#233;quente. Les temps de concentration se r&#233;duisent &#224; 5 ou 6 mn, les interruptions sont tr&#232;s fr&#233;quentes et l'intelligence artificielle va encore complexifier la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des situations tr&#232;s diff&#233;rentes se c&#244;toient au sein des espaces de travail : nomadisme, &#233;quipes virtuelles, &#224; distance, co-working, t&#233;l&#233;travail encore peu d&#233;velopp&#233; dans l'hexagone. La France s'inscrivant dans un mode de repr&#233;sentation o&#249; le travail c'est du temps pass&#233; dans un lieu : &#171; si j'&#233;chappe au lieu, j'&#233;chappe &#224; la discipline et &#224; mon management &#187;. Passer au management par objectifs est une piste mais ce n'est pas si simple, le travail ne se r&#233;sumant pas &#224; la fixation d'objectifs. De plus, le num&#233;rique n'abolit pas la distance. Plus on est pr&#234;t plus on se parle et plus on s'&#233;crit, plus on est loin et moins on communique. Poser la question du bureau revient donc &#224; poser celle de la proximit&#233; : d&#232;s 20 m&#232;tres, la perte d'informations augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bureau est un concept relativement r&#233;cent. Il s'inscrivait dans un mode d'organisation o&#249; l'on pensait l'usine par une unit&#233; de temps, de lieu et d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace ne suscitait jusqu'alors que peu de r&#233;flexions en dehors de la r&#233;duction du nombre de m&#232;tres carr&#233;s. Lors de la mise en place d'espaces ouverts deux besoins fondamentaux ont &#233;t&#233; oubli&#233;s : la concentration (le casque est devenu la porte visible du bureau) et la possibilit&#233; de s'isoler. Chacun a besoin d'une certaine intimit&#233; &#224; savoir communiquer sans &#234;tre entendu et aussi de privatisation visuelle. L'espace de travail traduit un attachement &#224; l'organisation et un symbole. Certaines entreprises telles qu'Apple et Google pr&#233;f&#232;rent rassembler leurs &#233;quipes estimant que la cr&#233;ativit&#233; se d&#233;veloppe en &#233;quipe. Elles proposent des prestations et des espaces qui s'apparentent aux espaces personnels. Les bureaux sont une mani&#232;re d'attirer et de retenir des gens qui potentiellement ne seraient pas venus. Le bureau repr&#233;sente aussi un statut. En Allemagne, le nombre de fen&#234;tres des bureaux des professeurs est pr&#233;vu par les textes. Retirer un bureau au manager, c'est lui retirer quelque chose qui sacralise son statut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi vient-on au bureau ? Ce n'est pas pour faire la m&#234;me chose que chez soi !Les salari&#233;s viennent pour r&#233;cup&#233;rer des informations dont ils ne peuvent pas disposer &#224; distance, d&#233;velopper des savoirs et des interactions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions ont trois impacts pour la fonction RH :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Remise en question des unit&#233;s de temps et d'action pour tous les m&#233;tiers et toutes les activit&#233;s. Ce qui pose des questions d'engagement, de management, de gestion des savoirs et de knowledge management.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#201;volution des comp&#233;tences et disparition des m&#233;tiers : Nombre de m&#233;tiers se transforment &#224; tr&#232;s grande vitesse g&#233;n&#233;rant des difficult&#233;s de formation des collaborateurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;veloppement d'une &#233;conomie du partage avec les plates formes-num&#233;riques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;85% des salari&#233;s, selon une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par Galupp, seraient d&#233;sengag&#233;s. La question cl&#233; qui se pose est donc bien celle de l'engagement. Les collaborateurs les plus engag&#233;s &#233;tant ceux qui choisissent l'endroit o&#249; ils veulent travailler en fonction de la t&#226;che &#224; r&#233;aliser. L'espace de travail a des impacts sur l'engagement, le turn-over, la sant&#233;. Cette question est bien au c&#339;ur des pr&#233;occupations des DRH.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Selon Wiston Churchill : &#171; nous fa&#231;onnons nos &#233;difices et, par la suite, ils nous fa&#231;onnent &#224; leur tour &#187;. Il ne faut donc pas oublier que travailler sur l'espace c'est travailler sur le comportement, le futur, l'engagement et la relation &#224; l'entreprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Quand le bureau rencontre l'usager : cr&#233;ation d'un accueil commun pluri-comp&#233;tent&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Anthony GIUNTA&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur g&#233;n&#233;ral des services, La Courneuve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;cano, ancien site industriel, conna&#238;t une deuxi&#232;me vie suite &#224; sa reconversion en m&#233;diath&#232;que et en p&#244;le administratif malgr&#233; une double contrainte portant sur la conception et sur l'organisation des espaces. Il s'agissait de mutualiser les espaces et les missions des agents afin de faire tomber les murs entre les agents et les usagers mais aussi entre les agents et les politiques publiques. La ville de La Courneuve a d&#233;fini trois objectifs : un accueil commun malgr&#233; des cultures et des comp&#233;tences diff&#233;rentes, le d&#233;veloppement de l'e-administration et la co-production avec les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;marrage du projet, une r&#233;flexion partag&#233;e a &#233;t&#233; engag&#233;e avec les agents, acteurs &#224; part enti&#232;re du changement. Des bureaux sur mesure ont ainsi &#233;t&#233; con&#231;us avec eux. Un panel de formations leur a permis de monter en comp&#233;-tences sur des sujets tels que les politiques publiques, le fonction-nement des &#233;quipements ou en-core l'anglais, la ville de La Cour-neuve comptant 116 nationalit&#233;s. Malgr&#233; un accompagnement soutenu, la mise en &#339;uvre s'est av&#233;r&#233;e difficile pour les agents en raison de la surcharge cognitive, de la n&#233;cessit&#233; de mieux appr&#233;-hender les politiques publiques et d'utiliser de nouveaux logi-ciels. En r&#233;action, ils ont d&#233;clen-ch&#233; une gr&#232;ve d'un an, une heure par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent est beau et confortable, plusieurs prix d'architecture ont &#233;t&#233; d&#233;cern&#233;s. L'usager est accueilli &#224; un guichet de pr&#233;-accueil, v&#233;ritable plaque tournante d'un accueil mutualis&#233;, susceptible de lui fournir le maximum d'informations. Quarante t&#226;ches couvrant la majorit&#233; des prestations ont &#233;t&#233; mutualis&#233;es : logement, &#233;tat-civil, action sociale, p&#233;riscolaire, &#224; l'exception notamment du fun&#233;raire. Une gestion num&#233;rique des files d'attente est mise en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en t&#233;moignent les &#233;l&#233;ments chiffr&#233;s, les r&#233;sultats sont probants. Le temps d'attente g&#233;n&#233;ral est pass&#233; de 22 &#224; 8 mn, l'action sociale de 3 &#224; 9mn, l'&#233;tat-civil de 15 &#224; 23mn, 5 mn pour la d&#233;livrance d'un passeport et 2 pour la R&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le recul Anthony Giunta estime qu'il ne faut pas trop sp&#233;cialiser les comp&#233;tences et de bien positionner le curseur : une trop forte sp&#233;cialisation enferme, une trop forte mutualisation dilue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;De nouveaux espaces pour de nouvelles relations agents et usagers&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alice DESPREZ&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Directrice culture, animation et patrimoine, Brest M&#233;tropole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation de la m&#233;diath&#232;que sur le plateau des Capucins a repr&#233;sent&#233; un triple enjeu pour la collectivit&#233; : respect de la m&#233;moire brestoise au regard de ceux qui ont travaill&#233; dans les ateliers navals, capacit&#233; &#224; g&#233;rer un espace singulier et donner un nouveau sens &#224; ce lieu. La nouvelle m&#233;diath&#232;que est un lieu int&#233;gr&#233; : livres, CD, jeux vid&#233;o et de soci&#233;t&#233;, salles de travail informatiques, ludoth&#232;que, espaces de simulation virtuelle, jeux. Elle a &#233;t&#233; ouverte &#224; moyens quasi constants malgr&#233; une surface quatre fois plus grande qu'auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d&#233;fi a donc &#233;t&#233; celui de l'automatisation qui s'est traduit d'une part par la responsabilisation et d'autre part par la d&#233;l&#233;gation de t&#226;ches &#224; faible valeur ajout&#233;e aux usagers, comme l'automatisation du pr&#234;t et du retour. Un robot trieur trie et r&#233;affecte les livres rapport&#233;s par les usagers. Les biblioth&#233;caires ont &#233;t&#233; repositionn&#233;s sur leur c&#339;ur de m&#233;tier tel que l'accompagnement des publics en difficult&#233;.La collectivit&#233; a fait le choix d'une m&#233;diath&#232;que bruyante o&#249; on assume le bruit et o&#249; &#171; onenferme le silence &#187;. Les salles de travail sont en acc&#232;s libre ou sur r&#233;servation. Le flux est important avec plus de 36 000 abonn&#233;s, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 22 % alors qu'il est de 10 au niveau national. La m&#233;diath&#232;que est ouverte du mardi au dimanche, de mi-septembre &#224; fin juin de 14h &#224; 18h, soit trois dimanches par an. Dix agents sont mobilis&#233;s et dix &#233;tudiants viennent en renfort. Bien que l'ouverture le dimanche n'ait pas suscit&#233; de d&#233;bats de fond avec les agents, un mouvement social a n&#233;anmoins port&#233;, d&#232;s l'ouverture, sur les effectifs et les comp&#233;tences. La structure a fonctionn&#233; de mani&#232;re exp&#233;rimentale pendant un an, p&#233;riode &#224; l'issue de laquelle quatre animateurs ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur des fonctions de m&#233;diation. Brest a fait le pari de faire venir les adolescents et ils sont venus ! L'&#233;quipe n'&#233;tant pas pr&#233;par&#233;e &#224; les g&#233;rer, des formations &#224; l'accueil des publics et des groupes ont &#233;t&#233; mises en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site diversifie ses activit&#233;s avec l'installation d'une antenne de p&#244;le emploi et une autre de l'office du tourisme. Il accueille &#233;galement des publics qui ne vont pas dans les autres espaces de service public. A terme, la question d'un accueil g&#233;n&#233;ralis&#233; est envisag&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.drh-grandes-collectivites.fr/La-fin-du-bureau" rel="directory"&gt;2018 - La fin du bureau ?&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emmanuelle L&#201;ON&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeure &#224; l'ESCP Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andersen Consulting, aujourd'hui devenu Accenture, a initi&#233; le sujet, il y a maintenant plusieurs ann&#233;es, avec des bureaux fonctionnant comme des chambres d'h&#244;tel. Le sujet a &#233;t&#233; tr&#232;s largement d&#233;battu et a cristallis&#233; des &#233;motions. Aujourd'hui c'est presque la norme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations sont de plus en plus complexes et, dans le m&#234;me temps, confront&#233;es au d&#233;veloppement exponentiel des technologies. On dig&#232;re &#224; peine le num&#233;rique que l'intelligence artificielle arrive posant nombre de questions sur le travail. Les outils, de plus en plus performants, g&#233;n&#232;rent une surcharge informationnelle cons&#233;quente. Les temps de concentration se r&#233;duisent &#224; 5 ou 6 mn, les interruptions sont tr&#232;s fr&#233;quentes et l'intelligence artificielle va encore complexifier la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des situations tr&#232;s diff&#233;rentes se c&#244;toient au sein des espaces de travail : nomadisme, &#233;quipes virtuelles, &#224; distance, co-working, t&#233;l&#233;travail encore peu d&#233;velopp&#233; dans l'hexagone. La France s'inscrivant dans un mode de repr&#233;sentation o&#249; le travail c'est du temps pass&#233; dans un lieu : &#171; si j'&#233;chappe au lieu, j'&#233;chappe &#224; la discipline et &#224; mon management &#187;. Passer au management par objectifs est une piste mais ce n'est pas si simple, le travail ne se r&#233;sumant pas &#224; la fixation d'objectifs. De plus, le num&#233;rique n'abolit pas la distance. Plus on est pr&#234;t plus on se parle et plus on s'&#233;crit, plus on est loin et moins on communique. Poser la question du bureau revient donc &#224; poser celle de la proximit&#233; : d&#232;s 20 m&#232;tres, la perte d'informations augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bureau est un concept relativement r&#233;cent. Il s'inscrivait dans un mode d'organisation o&#249; l'on pensait l'usine par une unit&#233; de temps, de lieu et d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace ne suscitait jusqu'alors que peu de r&#233;flexions en dehors de la r&#233;duction du nombre de m&#232;tres carr&#233;s. Lors de la mise en place d'espaces ouverts deux besoins fondamentaux ont &#233;t&#233; oubli&#233;s : la concentration (le casque est devenu la porte visible du bureau) et la possibilit&#233; de s'isoler. Chacun a besoin d'une certaine intimit&#233; &#224; savoir communiquer sans &#234;tre entendu et aussi de privatisation visuelle. L'espace de travail traduit un attachement &#224; l'organisation et un symbole. Certaines entreprises telles qu'Apple et Google pr&#233;f&#232;rent rassembler leurs &#233;quipes estimant que la cr&#233;ativit&#233; se d&#233;veloppe en &#233;quipe. Elles proposent des prestations et des espaces qui s'apparentent aux espaces personnels. Les bureaux sont une mani&#232;re d'attirer et de retenir des gens qui potentiellement ne seraient pas venus. Le bureau repr&#233;sente aussi un statut. En Allemagne, le nombre de fen&#234;tres des bureaux des professeurs est pr&#233;vu par les textes. Retirer un bureau au manager, c'est lui retirer quelque chose qui sacralise son statut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi vient-on au bureau ? Ce n'est pas pour faire la m&#234;me chose que chez soi !Les salari&#233;s viennent pour r&#233;cup&#233;rer des informations dont ils ne peuvent pas disposer &#224; distance, d&#233;velopper des savoirs et des interactions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions ont trois impacts pour la fonction RH :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Remise en question des unit&#233;s de temps et d'action pour tous les m&#233;tiers et toutes les activit&#233;s. Ce qui pose des questions d'engagement, de management, de gestion des savoirs et de knowledge management.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#201;volution des comp&#233;tences et disparition des m&#233;tiers : Nombre de m&#233;tiers se transforment &#224; tr&#232;s grande vitesse g&#233;n&#233;rant des difficult&#233;s de formation des collaborateurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;veloppement d'une &#233;conomie du partage avec les plates formes-num&#233;riques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;85% des salari&#233;s, selon une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par Galupp, seraient d&#233;sengag&#233;s. La question cl&#233; qui se pose est donc bien celle de l'engagement. Les collaborateurs les plus engag&#233;s &#233;tant ceux qui choisissent l'endroit o&#249; ils veulent travailler en fonction de la t&#226;che &#224; r&#233;aliser. L'espace de travail a des impacts sur l'engagement, le turn-over, la sant&#233;. Cette question est bien au c&#339;ur des pr&#233;occupations des DRH.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Selon Wiston Churchill : &#171; nous fa&#231;onnons nos &#233;difices et, par la suite, ils nous fa&#231;onnent &#224; leur tour &#187;. Il ne faut donc pas oublier que travailler sur l'espace c'est travailler sur le comportement, le futur, l'engagement et la relation &#224; l'entreprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Quand le bureau rencontre l'usager : cr&#233;ation d'un accueil commun pluri-comp&#233;tent&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Anthony GIUNTA&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur g&#233;n&#233;ral des services, La Courneuve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;cano, ancien site industriel, conna&#238;t une deuxi&#232;me vie suite &#224; sa reconversion en m&#233;diath&#232;que et en p&#244;le administratif malgr&#233; une double contrainte portant sur la conception et sur l'organisation des espaces. Il s'agissait de mutualiser les espaces et les missions des agents afin de faire tomber les murs entre les agents et les usagers mais aussi entre les agents et les politiques publiques. La ville de La Courneuve a d&#233;fini trois objectifs : un accueil commun malgr&#233; des cultures et des comp&#233;tences diff&#233;rentes, le d&#233;veloppement de l'e-administration et la co-production avec les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;marrage du projet, une r&#233;flexion partag&#233;e a &#233;t&#233; engag&#233;e avec les agents, acteurs &#224; part enti&#232;re du changement. Des bureaux sur mesure ont ainsi &#233;t&#233; con&#231;us avec eux. Un panel de formations leur a permis de monter en comp&#233;-tences sur des sujets tels que les politiques publiques, le fonction-nement des &#233;quipements ou en-core l'anglais, la ville de La Cour-neuve comptant 116 nationalit&#233;s. Malgr&#233; un accompagnement soutenu, la mise en &#339;uvre s'est av&#233;r&#233;e difficile pour les agents en raison de la surcharge cognitive, de la n&#233;cessit&#233; de mieux appr&#233;-hender les politiques publiques et d'utiliser de nouveaux logi-ciels. En r&#233;action, ils ont d&#233;clen-ch&#233; une gr&#232;ve d'un an, une heure par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent est beau et confortable, plusieurs prix d'architecture ont &#233;t&#233; d&#233;cern&#233;s. L'usager est accueilli &#224; un guichet de pr&#233;-accueil, v&#233;ritable plaque tournante d'un accueil mutualis&#233;, susceptible de lui fournir le maximum d'informations. Quarante t&#226;ches couvrant la majorit&#233; des prestations ont &#233;t&#233; mutualis&#233;es : logement, &#233;tat-civil, action sociale, p&#233;riscolaire, &#224; l'exception notamment du fun&#233;raire. Une gestion num&#233;rique des files d'attente est mise en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en t&#233;moignent les &#233;l&#233;ments chiffr&#233;s, les r&#233;sultats sont probants. Le temps d'attente g&#233;n&#233;ral est pass&#233; de 22 &#224; 8 mn, l'action sociale de 3 &#224; 9mn, l'&#233;tat-civil de 15 &#224; 23mn, 5 mn pour la d&#233;livrance d'un passeport et 2 pour la R&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le recul Anthony Giunta estime qu'il ne faut pas trop sp&#233;cialiser les comp&#233;tences et de bien positionner le curseur : une trop forte sp&#233;cialisation enferme, une trop forte mutualisation dilue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;De nouveaux espaces pour de nouvelles relations agents et usagers&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alice DESPREZ&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Directrice culture, animation et patrimoine, Brest M&#233;tropole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation de la m&#233;diath&#232;que sur le plateau des Capucins a repr&#233;sent&#233; un triple enjeu pour la collectivit&#233; : respect de la m&#233;moire brestoise au regard de ceux qui ont travaill&#233; dans les ateliers navals, capacit&#233; &#224; g&#233;rer un espace singulier et donner un nouveau sens &#224; ce lieu. La nouvelle m&#233;diath&#232;que est un lieu int&#233;gr&#233; : livres, CD, jeux vid&#233;o et de soci&#233;t&#233;, salles de travail informatiques, ludoth&#232;que, espaces de simulation virtuelle, jeux. Elle a &#233;t&#233; ouverte &#224; moyens quasi constants malgr&#233; une surface quatre fois plus grande qu'auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d&#233;fi a donc &#233;t&#233; celui de l'automatisation qui s'est traduit d'une part par la responsabilisation et d'autre part par la d&#233;l&#233;gation de t&#226;ches &#224; faible valeur ajout&#233;e aux usagers, comme l'automatisation du pr&#234;t et du retour. Un robot trieur trie et r&#233;affecte les livres rapport&#233;s par les usagers. Les biblioth&#233;caires ont &#233;t&#233; repositionn&#233;s sur leur c&#339;ur de m&#233;tier tel que l'accompagnement des publics en difficult&#233;.La collectivit&#233; a fait le choix d'une m&#233;diath&#232;que bruyante o&#249; on assume le bruit et o&#249; &#171; onenferme le silence &#187;. Les salles de travail sont en acc&#232;s libre ou sur r&#233;servation. Le flux est important avec plus de 36 000 abonn&#233;s, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 22 % alors qu'il est de 10 au niveau national. La m&#233;diath&#232;que est ouverte du mardi au dimanche, de mi-septembre &#224; fin juin de 14h &#224; 18h, soit trois dimanches par an. Dix agents sont mobilis&#233;s et dix &#233;tudiants viennent en renfort. Bien que l'ouverture le dimanche n'ait pas suscit&#233; de d&#233;bats de fond avec les agents, un mouvement social a n&#233;anmoins port&#233;, d&#232;s l'ouverture, sur les effectifs et les comp&#233;tences. La structure a fonctionn&#233; de mani&#232;re exp&#233;rimentale pendant un an, p&#233;riode &#224; l'issue de laquelle quatre animateurs ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur des fonctions de m&#233;diation. Brest a fait le pari de faire venir les adolescents et ils sont venus ! L'&#233;quipe n'&#233;tant pas pr&#233;par&#233;e &#224; les g&#233;rer, des formations &#224; l'accueil des publics et des groupes ont &#233;t&#233; mises en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site diversifie ses activit&#233;s avec l'installation d'une antenne de p&#244;le emploi et une autre de l'office du tourisme. Il accueille &#233;galement des publics qui ne vont pas dans les autres espaces de service public. A terme, la question d'un accueil g&#233;n&#233;ralis&#233; est envisag&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;sacralisation du lieu de travail : Du statut &#224; l'usage, de la repr&#233;sentation de la fonction &#224; l'action</title>
		<link>https://www.drh-grandes-collectivites.fr/La-desacralisation-du-lieu-de-travail-Du-statut-a-l-usage-de-la-representation</link>
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		<dc:date>2019-10-01T21:51:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aline RIDET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DGA adjointe RH, r&#233;gion &#206;le-de-France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;m&#233;nagement du si&#232;ge de la r&#233;gion &#206;le-de-France &#224; Saint-Ouen &#233;tait une promesse de campagne de Val&#233;rie P&#233;cresse. Deux objectifs ont &#233;t&#233; fix&#233;s : sortir du p&#233;riph&#233;rique et faire des &#233;conomies tout en prenant l'engagement de r&#233;aliser des espaces partag&#233;s hautement qualitatifs et de d&#233;velopper le t&#233;l&#233;travail. Les organisations syndicales ont organis&#233; une votation : sur les 1800 personnes du si&#232;ge 1000 ont indiqu&#233; refuser de travailler dans un open-space. Certains ont choisi de quitter les services de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion a accompagn&#233; tous les agents en amont du d&#233;m&#233;nagement : d&#233;couverte du territoire, conf&#233;rences, organisation de visites de sites ext&#233;rieurs. Le projet a aussi &#233;t&#233; largement d&#233;battu. Un programme sp&#233;cifique a &#233;galement &#233;t&#233; con&#231;u pour les managers &#224; la fois plus d&#233;stabilis&#233;s et plus expos&#233;s : &#171; je vois tout le monde mais je suis aussi visible. &#187; Le campus des cadres a engag&#233; nombre d'actions telles que : conf&#233;rences, ateliers, formation, Rex et Co-Dev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e t&#233;l&#233;travail, qui n&#233;cessite un bon &#233;quipement a rapidement &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233; dans les services. Sur 1800 agents, 1000 sont t&#233;l&#233;travailleurs dont la moiti&#233; sur deux jours. Une grande libert&#233; est laiss&#233;e aux &#233;quipes qui se sont organis&#233;es en d&#233;finissant elles-m&#234;mes les jours de t&#233;l&#233;travail. Les agents ne badgent pas et leurs horaires susceptibles d'&#234;tre d&#233;cal&#233;s. Les directeurs organisent l'espace avec les &#233;quipes. Les agents planifient leurs activit&#233;s en fonction du lieu de travail et gagnent en autonomie, ce qui renforce leur motivation. Quand ils viennent au bureau, ils ont besoin d'&#233;changes et de passer du temps avec leurs coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas avoir de bureau attitr&#233; offre un espace de libert&#233; pour s'installer o&#249; on le souhaite. Les locaux &#233;tant bien am&#233;nag&#233;s avec de zones de convivialit&#233; et de d&#233;tente, le taux de satisfaction des collaborateurs est &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme, deux sujets sont en r&#233;flexion : le droit &#224; la d&#233;connexion et le nombre de bureaux n&#233;cessaires. Certains espaces semblent aujourd'hui sous-occup&#233;s compte-tenu des r&#233;unions et du t&#233;l&#233;travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clothilde FRETIN-BRUNET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re au minist&#232;re de la coh&#233;sion des territoires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que DGA Ressources au d&#233;partement de l'Essonne, je b&#233;n&#233;ficiais d'un immense bureau dans lequel je ne passais que tr&#232;s peu de temps du fait de nombreuses r&#233;unions. Mon bureau h&#233;bergeait en fait les parapheurs ! Sur la base de ce constat, j'ai transform&#233;, en 15 jours mon bureau, sans travaux, ni achats, en &#171; espace ressources &#187; avec tableaux blancs, paper-boards, planche en bois, tr&#233;teaux, mange-debout et fauteuils. Cet am&#233;nagement m'a permis de mettre en coh&#233;rence l'espace avec mes principes manag&#233;riaux de mutualisation et de solidarit&#233;. Les &#233;quipes pouvaient utiliser tout ce qui &#233;tait mis en commun, tant les dossiers, &#224; l'exception de ceux des agents, que la documentation. Ce dispositif a tr&#232;s bien fonctionn&#233; avec les directeurs de la DGA Ressources comme avec leurs &#233;quipes. &#187;Nombre de personnes m'ont n&#233;anmoins fait part de leur &#233;tonnement estimant &#171; qu'il n'&#233;tait pas possible qu'un DGA n'ait pas de bureau &#187;. Le bureau restant un marqueur social, les plus anciens ont eu du mal &#224; l'accepter. Mon successeur a d'ailleurs reconverti &#171; l'espace ressources &#187; en bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elisabeth PELEGRIN-GENEL&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Architecte et psychologue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es les RH s'int&#233;ressent aux espaces de travail auparavant domaine des directeurs immobiliers. Les organisations ont mis 50 ans &#224; faire tomber les murs mais ils reviennent sous une autre forme, notamment pour porter les &#233;crans ou les tableaux interactifs. L'open-space s'est traduit par une banalisation des espaces dont l'aspect positif est de mettre les gens sur un pied d'&#233;galit&#233; tout en rendant paradoxalement encore plus visible la hi&#233;rarchie. La direction est effectivement, bien souvent, rest&#233;e &#171; planqu&#233;e &#187; derri&#232;re ses murs. L'open-space favorise la communication physique et est bien adapt&#233; au travail sur &#233;cran ainsi qu'au travail de concentration individuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;travail n&#233;cessite de revoir les modalit&#233;s d'am&#233;nagement des bureaux pour r&#233;pondre aux attentes des collaborateurs. Ils ne viennent pas pour se plugger et faire ce que l'on peut faire ailleurs mais principalement pour &#233;changer. L'espace conditionnant le travail, les agents adaptent leur activit&#233; au lieu o&#249; ils travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bureau est une affaire de g&#233;n&#233;ration. Les jeunes managers n'ayant connu que des espaces collectifs y sont &#224; l'aise. Les autres peuvent vivre la suppression de leur bureau comme une perte de spontan&#233;it&#233; et de fluidit&#233; dans la relation avec leurs collaborateurs lorsque les &#233;changes n&#233;cessitent de la confidentialit&#233; mais ils s'habituent et s'adaptent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.drh-grandes-collectivites.fr/La-fin-du-bureau" rel="directory"&gt;2018 - La fin du bureau ?&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aline RIDET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DGA adjointe RH, r&#233;gion &#206;le-de-France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;m&#233;nagement du si&#232;ge de la r&#233;gion &#206;le-de-France &#224; Saint-Ouen &#233;tait une promesse de campagne de Val&#233;rie P&#233;cresse. Deux objectifs ont &#233;t&#233; fix&#233;s : sortir du p&#233;riph&#233;rique et faire des &#233;conomies tout en prenant l'engagement de r&#233;aliser des espaces partag&#233;s hautement qualitatifs et de d&#233;velopper le t&#233;l&#233;travail. Les organisations syndicales ont organis&#233; une votation : sur les 1800 personnes du si&#232;ge 1000 ont indiqu&#233; refuser de travailler dans un open-space. Certains ont choisi de quitter les services de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion a accompagn&#233; tous les agents en amont du d&#233;m&#233;nagement : d&#233;couverte du territoire, conf&#233;rences, organisation de visites de sites ext&#233;rieurs. Le projet a aussi &#233;t&#233; largement d&#233;battu. Un programme sp&#233;cifique a &#233;galement &#233;t&#233; con&#231;u pour les managers &#224; la fois plus d&#233;stabilis&#233;s et plus expos&#233;s : &#171; je vois tout le monde mais je suis aussi visible. &#187; Le campus des cadres a engag&#233; nombre d'actions telles que : conf&#233;rences, ateliers, formation, Rex et Co-Dev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e t&#233;l&#233;travail, qui n&#233;cessite un bon &#233;quipement a rapidement &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233; dans les services. Sur 1800 agents, 1000 sont t&#233;l&#233;travailleurs dont la moiti&#233; sur deux jours. Une grande libert&#233; est laiss&#233;e aux &#233;quipes qui se sont organis&#233;es en d&#233;finissant elles-m&#234;mes les jours de t&#233;l&#233;travail. Les agents ne badgent pas et leurs horaires susceptibles d'&#234;tre d&#233;cal&#233;s. Les directeurs organisent l'espace avec les &#233;quipes. Les agents planifient leurs activit&#233;s en fonction du lieu de travail et gagnent en autonomie, ce qui renforce leur motivation. Quand ils viennent au bureau, ils ont besoin d'&#233;changes et de passer du temps avec leurs coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas avoir de bureau attitr&#233; offre un espace de libert&#233; pour s'installer o&#249; on le souhaite. Les locaux &#233;tant bien am&#233;nag&#233;s avec de zones de convivialit&#233; et de d&#233;tente, le taux de satisfaction des collaborateurs est &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme, deux sujets sont en r&#233;flexion : le droit &#224; la d&#233;connexion et le nombre de bureaux n&#233;cessaires. Certains espaces semblent aujourd'hui sous-occup&#233;s compte-tenu des r&#233;unions et du t&#233;l&#233;travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clothilde FRETIN-BRUNET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re au minist&#232;re de la coh&#233;sion des territoires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que DGA Ressources au d&#233;partement de l'Essonne, je b&#233;n&#233;ficiais d'un immense bureau dans lequel je ne passais que tr&#232;s peu de temps du fait de nombreuses r&#233;unions. Mon bureau h&#233;bergeait en fait les parapheurs ! Sur la base de ce constat, j'ai transform&#233;, en 15 jours mon bureau, sans travaux, ni achats, en &#171; espace ressources &#187; avec tableaux blancs, paper-boards, planche en bois, tr&#233;teaux, mange-debout et fauteuils. Cet am&#233;nagement m'a permis de mettre en coh&#233;rence l'espace avec mes principes manag&#233;riaux de mutualisation et de solidarit&#233;. Les &#233;quipes pouvaient utiliser tout ce qui &#233;tait mis en commun, tant les dossiers, &#224; l'exception de ceux des agents, que la documentation. Ce dispositif a tr&#232;s bien fonctionn&#233; avec les directeurs de la DGA Ressources comme avec leurs &#233;quipes. &#187;Nombre de personnes m'ont n&#233;anmoins fait part de leur &#233;tonnement estimant &#171; qu'il n'&#233;tait pas possible qu'un DGA n'ait pas de bureau &#187;. Le bureau restant un marqueur social, les plus anciens ont eu du mal &#224; l'accepter. Mon successeur a d'ailleurs reconverti &#171; l'espace ressources &#187; en bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elisabeth PELEGRIN-GENEL&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Architecte et psychologue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es les RH s'int&#233;ressent aux espaces de travail auparavant domaine des directeurs immobiliers. Les organisations ont mis 50 ans &#224; faire tomber les murs mais ils reviennent sous une autre forme, notamment pour porter les &#233;crans ou les tableaux interactifs. L'open-space s'est traduit par une banalisation des espaces dont l'aspect positif est de mettre les gens sur un pied d'&#233;galit&#233; tout en rendant paradoxalement encore plus visible la hi&#233;rarchie. La direction est effectivement, bien souvent, rest&#233;e &#171; planqu&#233;e &#187; derri&#232;re ses murs. L'open-space favorise la communication physique et est bien adapt&#233; au travail sur &#233;cran ainsi qu'au travail de concentration individuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;travail n&#233;cessite de revoir les modalit&#233;s d'am&#233;nagement des bureaux pour r&#233;pondre aux attentes des collaborateurs. Ils ne viennent pas pour se plugger et faire ce que l'on peut faire ailleurs mais principalement pour &#233;changer. L'espace conditionnant le travail, les agents adaptent leur activit&#233; au lieu o&#249; ils travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bureau est une affaire de g&#233;n&#233;ration. Les jeunes managers n'ayant connu que des espaces collectifs y sont &#224; l'aise. Les autres peuvent vivre la suppression de leur bureau comme une perte de spontan&#233;it&#233; et de fluidit&#233; dans la relation avec leurs collaborateurs lorsque les &#233;changes n&#233;cessitent de la confidentialit&#233; mais ils s'habituent et s'adaptent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des espaces de vie aux espaces de travail</title>
		<link>https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Des-espaces-de-vie-aux-espaces-de-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Des-espaces-de-vie-aux-espaces-de-travail</guid>
		<dc:date>2019-10-01T21:51:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine BLOCH&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DRH, Microsoft&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Microsoft est compte 120 000 collaborateurs dans le monde,1800 en France dont 98% de cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Microsoft a d'abord travaill&#233; sur la culture, autrement dit la capacit&#233; &#224; penser de mani&#232;re innovante, &#224; apprendre, &#224; s'ouvrir au monde et &#224; travailler sur la dimension collective. Aussi, l'environnement de travail doit &#234;tre pratique, flexible et adapt&#233;. Les espaces ont &#233;t&#233; revus pour augmenter l'efficacit&#233; collective et l'agilit&#233;. L'environnement est un contributeur important de la satisfaction, de la qualit&#233; de vie au travail et de l'efficacit&#233;. Le hall d'entr&#233;e a &#233;t&#233; transform&#233; en lieu de vie et de rencontres avec les clients et les collaborateurs. Microsoft a aussi fait le choix d'une organisation en espaces dynamiques en conservant des quartiers tout en augmentant la flexibilit&#233; : modules de confidentialit&#233;, espaces de r&#233;union, cabines t&#233;l&#233;phoniques, espaces de travail collectif, salles de cr&#233;ativit&#233;. Les personnes ont besoin d'un ancrage et de retrouver leurs coll&#232;gues. 750 collaborateurs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au projet par le biais d'un questionnaire portant sur les situations de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise favorise les espaces de libert&#233; et d'autonomie tout en &#233;tant structurante gr&#226;ce &#224; la d&#233;finition de r&#232;gles de vie collective. La flexibilit&#233;, qui concerne tous les salari&#233;s, ne peut &#234;tre assimil&#233;e &#224; du t&#233;l&#233;travail. Elle est bas&#233;e sur la confiance et se traduit par la responsabilit&#233; pour chacun de travailler l&#224; o&#249; c'est le plus pertinent. La r&#232;gle des 4X4 s'applique &#224; tous pour organiser le collectif :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Flexibilit&#233; : ouverte &#224; tous, responsable, agr&#233;&#233;e par le manager, joignable.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bonne gestion des r&#233;unions : horaires, ordre du jour, participation, compte-rendu.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Usages collaboratifs : communiquer, partager, collaborer, chercher.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;unions &#224; distance : bas&#233;es sur les technologies Microsoft, lieu adapt&#233;, organis&#233;es, anim&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion sur les temps de d&#233;connexion est engag&#233;e avec les organisations syndicales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GILBERT&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Architecte, Ateliers 2/3/4/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Gilbert pr&#233;sente un projet qui a impliqu&#233; son agence depuis la conception du b&#226;timent jusqu'au poste de travail. Le client est une banque d'affaires habitu&#233;e au bureau individuel et pour laquelle le passage &#224; l'open-space et au flex desk peut &#234;tre v&#233;cu comme un drame par les collaborateurs &#224; la recherche, chaque matin, d'un poste de travail.Le choix de la banque s'est certes port&#233; sur un syst&#232;me &#171; flex &#187; limit&#233; au sein d'un p&#233;rim&#232;tre d&#233;fini au niveau de l'unit&#233; op&#233;rationnelle. Dans cette zone, diff&#233;rents espaces sont partag&#233;s par l'&#233;quipe : petites et grandes salles de r&#233;union, espaces collaboratifs ou encore lounges. Les collaborateurs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au projet, chaque entit&#233; ayant d&#233;sign&#233; un repr&#233;sentant pour participer aux groupes de travail. Les espaces sont ouverts mais les collaborateurs peuvent ainsi retrouver une forme d'unit&#233; conforme &#224; l'identit&#233; de l'organisation. M&#234;me la caf&#233;t&#233;ria est pens&#233;e comme un espace de travail informel. Parall&#232;lement un travail de transformation num&#233;rique a &#233;t&#233; engag&#233;. La DSI est d'ailleurs positionn&#233;e au rez-de-chauss&#233;e pr&#232;s de l'accueil, en front office, au milieu du hall et en support des collaborateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour sur investissement est probant. Auparavant, l'organisation en bureaux s&#233;par&#233;s n&#233;cessitait quelques centaines de d&#233;m&#233;nagements par an pour r&#233;pondre aux besoins des projets, les salles de r&#233;union ainsi que les bureaux des cadres de direction &#233;tant faiblement utilis&#233;s. Les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es sont partag&#233;es. Une moiti&#233; est conserv&#233;e par l'entreprise, l'autre est attribu&#233;e aux &#233;quipes pour am&#233;liorer les espaces de travail. En conclusion, malgr&#233; des bureaux en flex, les nouveaux espaces ont &#233;t&#233; adopt&#233;s d&#232;s le premier jour par les collaborateurs du fait de la qualit&#233; de r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;dric BREUILLER&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Consultant, Sopra RH Software&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pr&#233;alable, C&#233;dric BREUILLER d&#233;plore &#233;changer plus fr&#233;quemment avec les DSI qu'avec les RH malgr&#233; le besoin des informaticiens de comprendre les attentes des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils permettant de t&#233;l&#233;-travailler sont d&#233;sormais disponibles, on sait travailler de n'importe o&#249;. Le prochain saut qualitatif sera d'acc&#233;der &#224; un espace professionnel digital permettant d'utiliser ses applicatifs et de dialoguer avec ses communaut&#233;s sans passer par l'ordinateur en se loggant, par exemple sur une tablette. L'espace de travail sera en fonction de l'individu et non pas de l'ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail pollinise la vie priv&#233;e mais &#224; quel moment se d&#233;connecter ? Chacun a ses particularit&#233;s, mixant plus ou moins activit&#233;s personnelles et activit&#233;s professionnelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui indispensable de se poser la question de ce que l'on veut : du travail ou de la pr&#233;sence ? Culturellement, les Fran&#231;ais sont attach&#233;s &#224; la pr&#233;sence et ont besoin d'&#233;changer avec leurs coll&#232;gues. Le niveau de confiance accord&#233; aux collaborateurs est faible bien que certaines entreprises, comme Microsoft, y arrivent. Pourquoi contr&#244;ler des heures de pr&#233;sence et obliger les agents &#224; badger comme le pr&#233;conise notamment la Cour des Comptes ? Il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;valuer sur la qualit&#233; de service.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.drh-grandes-collectivites.fr/La-fin-du-bureau" rel="directory"&gt;2018 - La fin du bureau ?&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine BLOCH&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DRH, Microsoft&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Microsoft est compte 120 000 collaborateurs dans le monde,1800 en France dont 98% de cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Microsoft a d'abord travaill&#233; sur la culture, autrement dit la capacit&#233; &#224; penser de mani&#232;re innovante, &#224; apprendre, &#224; s'ouvrir au monde et &#224; travailler sur la dimension collective. Aussi, l'environnement de travail doit &#234;tre pratique, flexible et adapt&#233;. Les espaces ont &#233;t&#233; revus pour augmenter l'efficacit&#233; collective et l'agilit&#233;. L'environnement est un contributeur important de la satisfaction, de la qualit&#233; de vie au travail et de l'efficacit&#233;. Le hall d'entr&#233;e a &#233;t&#233; transform&#233; en lieu de vie et de rencontres avec les clients et les collaborateurs. Microsoft a aussi fait le choix d'une organisation en espaces dynamiques en conservant des quartiers tout en augmentant la flexibilit&#233; : modules de confidentialit&#233;, espaces de r&#233;union, cabines t&#233;l&#233;phoniques, espaces de travail collectif, salles de cr&#233;ativit&#233;. Les personnes ont besoin d'un ancrage et de retrouver leurs coll&#232;gues. 750 collaborateurs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au projet par le biais d'un questionnaire portant sur les situations de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise favorise les espaces de libert&#233; et d'autonomie tout en &#233;tant structurante gr&#226;ce &#224; la d&#233;finition de r&#232;gles de vie collective. La flexibilit&#233;, qui concerne tous les salari&#233;s, ne peut &#234;tre assimil&#233;e &#224; du t&#233;l&#233;travail. Elle est bas&#233;e sur la confiance et se traduit par la responsabilit&#233; pour chacun de travailler l&#224; o&#249; c'est le plus pertinent. La r&#232;gle des 4X4 s'applique &#224; tous pour organiser le collectif :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Flexibilit&#233; : ouverte &#224; tous, responsable, agr&#233;&#233;e par le manager, joignable.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bonne gestion des r&#233;unions : horaires, ordre du jour, participation, compte-rendu.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Usages collaboratifs : communiquer, partager, collaborer, chercher.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;unions &#224; distance : bas&#233;es sur les technologies Microsoft, lieu adapt&#233;, organis&#233;es, anim&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion sur les temps de d&#233;connexion est engag&#233;e avec les organisations syndicales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GILBERT&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Architecte, Ateliers 2/3/4/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Gilbert pr&#233;sente un projet qui a impliqu&#233; son agence depuis la conception du b&#226;timent jusqu'au poste de travail. Le client est une banque d'affaires habitu&#233;e au bureau individuel et pour laquelle le passage &#224; l'open-space et au flex desk peut &#234;tre v&#233;cu comme un drame par les collaborateurs &#224; la recherche, chaque matin, d'un poste de travail.Le choix de la banque s'est certes port&#233; sur un syst&#232;me &#171; flex &#187; limit&#233; au sein d'un p&#233;rim&#232;tre d&#233;fini au niveau de l'unit&#233; op&#233;rationnelle. Dans cette zone, diff&#233;rents espaces sont partag&#233;s par l'&#233;quipe : petites et grandes salles de r&#233;union, espaces collaboratifs ou encore lounges. Les collaborateurs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au projet, chaque entit&#233; ayant d&#233;sign&#233; un repr&#233;sentant pour participer aux groupes de travail. Les espaces sont ouverts mais les collaborateurs peuvent ainsi retrouver une forme d'unit&#233; conforme &#224; l'identit&#233; de l'organisation. M&#234;me la caf&#233;t&#233;ria est pens&#233;e comme un espace de travail informel. Parall&#232;lement un travail de transformation num&#233;rique a &#233;t&#233; engag&#233;. La DSI est d'ailleurs positionn&#233;e au rez-de-chauss&#233;e pr&#232;s de l'accueil, en front office, au milieu du hall et en support des collaborateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour sur investissement est probant. Auparavant, l'organisation en bureaux s&#233;par&#233;s n&#233;cessitait quelques centaines de d&#233;m&#233;nagements par an pour r&#233;pondre aux besoins des projets, les salles de r&#233;union ainsi que les bureaux des cadres de direction &#233;tant faiblement utilis&#233;s. Les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es sont partag&#233;es. Une moiti&#233; est conserv&#233;e par l'entreprise, l'autre est attribu&#233;e aux &#233;quipes pour am&#233;liorer les espaces de travail. En conclusion, malgr&#233; des bureaux en flex, les nouveaux espaces ont &#233;t&#233; adopt&#233;s d&#232;s le premier jour par les collaborateurs du fait de la qualit&#233; de r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;dric BREUILLER&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Consultant, Sopra RH Software&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pr&#233;alable, C&#233;dric BREUILLER d&#233;plore &#233;changer plus fr&#233;quemment avec les DSI qu'avec les RH malgr&#233; le besoin des informaticiens de comprendre les attentes des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils permettant de t&#233;l&#233;-travailler sont d&#233;sormais disponibles, on sait travailler de n'importe o&#249;. Le prochain saut qualitatif sera d'acc&#233;der &#224; un espace professionnel digital permettant d'utiliser ses applicatifs et de dialoguer avec ses communaut&#233;s sans passer par l'ordinateur en se loggant, par exemple sur une tablette. L'espace de travail sera en fonction de l'individu et non pas de l'ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail pollinise la vie priv&#233;e mais &#224; quel moment se d&#233;connecter ? Chacun a ses particularit&#233;s, mixant plus ou moins activit&#233;s personnelles et activit&#233;s professionnelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui indispensable de se poser la question de ce que l'on veut : du travail ou de la pr&#233;sence ? Culturellement, les Fran&#231;ais sont attach&#233;s &#224; la pr&#233;sence et ont besoin d'&#233;changer avec leurs coll&#232;gues. Le niveau de confiance accord&#233; aux collaborateurs est faible bien que certaines entreprises, comme Microsoft, y arrivent. Pourquoi contr&#244;ler des heures de pr&#233;sence et obliger les agents &#224; badger comme le pr&#233;conise notamment la Cour des Comptes ? Il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;valuer sur la qualit&#233; de service.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pratiques du t&#233;l&#233;travail</title>
		<link>https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Pratiques-du-teletravail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Pratiques-du-teletravail</guid>
		<dc:date>2019-10-01T21:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Claire GUILLET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;DRH, d&#233;partement des C&#244;tes d'Armor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2012, le t&#233;l&#233;travail a &#233;t&#233; mis en place selon les modalit&#233;s suivantes : &#224; domicile ou en site distant, un, deux ou trois jours par semaine avec des horaires de &#171; joignabilit&#233; &#187; ou de travail, la signature d'un contrat d'engagement. Il a &#233;t&#233; instaur&#233; comme une modalit&#233; d'organisation et non pas comme un droit, il est possible de revenir en arri&#232;re. Des r&#233;unions mensuelles d'accompagnement des agents et des managers ont permis d'instaurer de bonnes pratiques telles qu'un message envoy&#233; aux coll&#232;gues d&#232;s que le t&#233;l&#233;travailleur se connecte. La mise en &#339;uvre du dispositif a &#233;t&#233; confront&#233;e &#224; une forte r&#233;ticence des encadrants contraints notamment de justifier aupr&#232;s des &#233;quipes le t&#233;l&#233;travail d'un de leurs collaborateurs, celui-ci &#233;tant, par certains, assimil&#233; &#224; un temps de vacances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exp&#233;riment&#233; pendant un an par 20 agents, le dispositif s'est d&#233;ploy&#233; en 2015, ann&#233;e de sa g&#233;n&#233;ralisation, pour en compter plus de 120. Le bilan s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s positif malgr&#233; quelques points faibles dus aux outils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au changement de majorit&#233; en 2015 les modalit&#233;s du t&#233;l&#233;travail ont &#233;t&#233; ren&#233;goci&#233;es, les &#233;lus consid&#233;rant que le travail est un lieu, que la place des encadrants est aupr&#232;s des &#233;quipes et que s'il y a travail &#224; distance autant en profiter pour rencontrer d'autres coll&#232;gues. Le t&#233;l&#233;travail reste ainsi possible sur les sites d&#233;partementaux &#224; raison d'un jour par semaine, &#224; l'exception des agents en situation de handicap pouvant b&#233;n&#233;ficier de deux jours. En parall&#232;le, le temps de travail et pass&#233; de 1544 &#224; 1607 heures avec la mise en place de protocoles par m&#233;tiers tenant compte de la p&#233;nibilit&#233; et des contraintes, ainsi qu'une r&#233;forme de fond des dispositifs RH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion est aujourd'hui engag&#233;e sur l'am&#233;nagement des locaux sur la base notamment d'une responsabilisation de l'encadrement qui peut proposer des exp&#233;rimentations ou proc&#233;der &#224; des achats comme une table de ping-pong.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.drh-grandes-collectivites.fr/La-fin-du-bureau" rel="directory"&gt;2018 - La fin du bureau ?&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Claire GUILLET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;DRH, d&#233;partement des C&#244;tes d'Armor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2012, le t&#233;l&#233;travail a &#233;t&#233; mis en place selon les modalit&#233;s suivantes : &#224; domicile ou en site distant, un, deux ou trois jours par semaine avec des horaires de &#171; joignabilit&#233; &#187; ou de travail, la signature d'un contrat d'engagement. Il a &#233;t&#233; instaur&#233; comme une modalit&#233; d'organisation et non pas comme un droit, il est possible de revenir en arri&#232;re. Des r&#233;unions mensuelles d'accompagnement des agents et des managers ont permis d'instaurer de bonnes pratiques telles qu'un message envoy&#233; aux coll&#232;gues d&#232;s que le t&#233;l&#233;travailleur se connecte. La mise en &#339;uvre du dispositif a &#233;t&#233; confront&#233;e &#224; une forte r&#233;ticence des encadrants contraints notamment de justifier aupr&#232;s des &#233;quipes le t&#233;l&#233;travail d'un de leurs collaborateurs, celui-ci &#233;tant, par certains, assimil&#233; &#224; un temps de vacances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exp&#233;riment&#233; pendant un an par 20 agents, le dispositif s'est d&#233;ploy&#233; en 2015, ann&#233;e de sa g&#233;n&#233;ralisation, pour en compter plus de 120. Le bilan s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s positif malgr&#233; quelques points faibles dus aux outils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au changement de majorit&#233; en 2015 les modalit&#233;s du t&#233;l&#233;travail ont &#233;t&#233; ren&#233;goci&#233;es, les &#233;lus consid&#233;rant que le travail est un lieu, que la place des encadrants est aupr&#232;s des &#233;quipes et que s'il y a travail &#224; distance autant en profiter pour rencontrer d'autres coll&#232;gues. Le t&#233;l&#233;travail reste ainsi possible sur les sites d&#233;partementaux &#224; raison d'un jour par semaine, &#224; l'exception des agents en situation de handicap pouvant b&#233;n&#233;ficier de deux jours. En parall&#232;le, le temps de travail et pass&#233; de 1544 &#224; 1607 heures avec la mise en place de protocoles par m&#233;tiers tenant compte de la p&#233;nibilit&#233; et des contraintes, ainsi qu'une r&#233;forme de fond des dispositifs RH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion est aujourd'hui engag&#233;e sur l'am&#233;nagement des locaux sur la base notamment d'une responsabilisation de l'encadrement qui peut proposer des exp&#233;rimentations ou proc&#233;der &#224; des achats comme une table de ping-pong.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les tiers-lieux une alternative ou une 3&#232;me voie ?</title>
		<link>https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Les-tiers-lieux-une-alternative-ou-une-3eme-voie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.drh-grandes-collectivites.fr/Les-tiers-lieux-une-alternative-ou-une-3eme-voie</guid>
		<dc:date>2019-10-01T21:50:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l MATHIEU&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;Pr&#233;sident et fondateur de Neo-Nomade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de tiers-lieux a &#233;t&#233; imagin&#233; il y a plus de 30 ans par un sociologue am&#233;ricain. Il recouvrait les lieux de socialisation, situ&#233;s entre le domicile et le bureau tels que le caf&#233; fran&#231;ais ou le pub anglais, qui du fait de l'essor de l'automobile, &#233;taient en train de disparaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le num&#233;rique, de nouvelles formes d'espaces partag&#233;s ont &#233;merg&#233;. Les plus connues sont les espaces de co-working qui regroupaient des ind&#233;pendants et o&#249; sont d&#233;sormais install&#233;es des start-up. S'ajoutent des espaces de fabrication comme les fablab, les haker spaces et les lieux de sociabilisation comme les caf&#233;s solidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France on compte environ 1400 tiers-lieux. Ces espaces traduisent un &#233;tat d'esprit qui rebat les cartes sur la mani&#232;re dont on travaille. Travailler dans un tiers-lieu est un choix, pour retrouver une communaut&#233;, rompre l'isolement ou encore acc&#233;der &#224; des comp&#233;tences ou &#224; des ressources. Les lieux de co-working sont aujourd'hui devenus un march&#233; avec une logique &#233;conomique alors que les tiers-lieux privil&#233;gient une logique d'&#233;conomie collaborative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nombre croissant d'entreprises estime que le t&#233;l&#233;travail ne se situe pas uniquement au domicile mais aussi dans des tiers-lieux. Ces derniers apportent des r&#233;ponses &#224; des probl&#233;matiques telles que le transport, l'attractivit&#233; d'un territoire ou encore une possibilit&#233; d'ajustement immobili&#232;re. Au-del&#224;, leur plus forte valeur ajout&#233;e est celle des comp&#233;tences, nombre d'entreprises int&#233;grant ces lieux pour &#233;changer et r&#233;aliser des projets avec des personnes ext&#233;rieures &#224; l'organisation. Trop d'organisations consid&#232;rent encore les tiers-lieux comme des d&#233;penses suppl&#233;mentaires alors que ce sujet porte une r&#233;flexion plus globale sur le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc particuli&#232;rement int&#233;ressant de regarder ces lieux comme une source d'inspiration sur les nouvelles formes de travail. C&#244;toyer des personnes ayant des activit&#233;s diff&#233;rentes des siennes permet de redonner du sens &#224; ses missions et de les faire &#233;voluer. Travailler dans des tiers-lieux permet d'envisager ses activit&#233;s sous un autre angle. Ce sont les laboratoires du travail de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine BORDONNE&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;Directrice de projets, Orange&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;travail s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; en cinq ans passant de 700 &#224; 24 000 t&#233;l&#233;travailleurs sur un total de 90 000 collaborateurs. Orange est confront&#233;e &#233;galement &#224; l'&#233;mergence du nomadisme &#171; anay time, any where and any device &#187;. En s'&#233;quipant d'un outil de mobilit&#233;, les agents se lib&#232;rent du poste de travail et &#233;chappent &#224; l'unit&#233; de temps et de lieux. Les RH accompagnent aujourd'hui un changement radical de la mani&#232;re dont est exerc&#233;e et manag&#233;e l'activit&#233;. Les collaborateurs sont en demande de confiance et d'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 60 000 nomades que compte Orange attendent qu'elle les accompagne en proposant des outils qui les aide &#224; trouver l'espace et la connectique pour r&#233;aliser un travail de qualit&#233;. L'espace se vide progressivement avec pour cons&#233;quence l'isolement et la baisse du collectif. Compte tenu du nombre de d&#233;parts, du d&#233;veloppement du nomadisme et de la mise en place d'espaces dynamiques, une r&#233;flexion est en cours sur le corpo-working. Les &#233;quipes de recherche analysent actuellement les usages des nomades : les sites les plus demand&#233;s, les flux etc. Les espaces sont d&#233;sormais am&#233;nag&#233;s pour accueillir les diff&#233;rentes cat&#233;gories de nomades dont les t&#233;l&#233;travailleurs. Une application sp&#233;cifique permet de rep&#233;rer les lieux de travail disponibles et de rencontrer des coll&#232;gues. Pour &#234;tre innovant, il faut se laisser guider par les rencontres. De ce fait, l'espace devient une formidable opportunit&#233; d'&#233;changes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathana&#235;l MATHIEU&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;Pr&#233;sident et fondateur de Neo-Nomade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de tiers-lieux a &#233;t&#233; imagin&#233; il y a plus de 30 ans par un sociologue am&#233;ricain. Il recouvrait les lieux de socialisation, situ&#233;s entre le domicile et le bureau tels que le caf&#233; fran&#231;ais ou le pub anglais, qui du fait de l'essor de l'automobile, &#233;taient en train de disparaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le num&#233;rique, de nouvelles formes d'espaces partag&#233;s ont &#233;merg&#233;. Les plus connues sont les espaces de co-working qui regroupaient des ind&#233;pendants et o&#249; sont d&#233;sormais install&#233;es des start-up. S'ajoutent des espaces de fabrication comme les fablab, les haker spaces et les lieux de sociabilisation comme les caf&#233;s solidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France on compte environ 1400 tiers-lieux. Ces espaces traduisent un &#233;tat d'esprit qui rebat les cartes sur la mani&#232;re dont on travaille. Travailler dans un tiers-lieu est un choix, pour retrouver une communaut&#233;, rompre l'isolement ou encore acc&#233;der &#224; des comp&#233;tences ou &#224; des ressources. Les lieux de co-working sont aujourd'hui devenus un march&#233; avec une logique &#233;conomique alors que les tiers-lieux privil&#233;gient une logique d'&#233;conomie collaborative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nombre croissant d'entreprises estime que le t&#233;l&#233;travail ne se situe pas uniquement au domicile mais aussi dans des tiers-lieux. Ces derniers apportent des r&#233;ponses &#224; des probl&#233;matiques telles que le transport, l'attractivit&#233; d'un territoire ou encore une possibilit&#233; d'ajustement immobili&#232;re. Au-del&#224;, leur plus forte valeur ajout&#233;e est celle des comp&#233;tences, nombre d'entreprises int&#233;grant ces lieux pour &#233;changer et r&#233;aliser des projets avec des personnes ext&#233;rieures &#224; l'organisation. Trop d'organisations consid&#232;rent encore les tiers-lieux comme des d&#233;penses suppl&#233;mentaires alors que ce sujet porte une r&#233;flexion plus globale sur le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc particuli&#232;rement int&#233;ressant de regarder ces lieux comme une source d'inspiration sur les nouvelles formes de travail. C&#244;toyer des personnes ayant des activit&#233;s diff&#233;rentes des siennes permet de redonner du sens &#224; ses missions et de les faire &#233;voluer. Travailler dans des tiers-lieux permet d'envisager ses activit&#233;s sous un autre angle. Ce sont les laboratoires du travail de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine BORDONNE&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong class=&#034;caractencadre2-spip spip&#034;&gt;Directrice de projets, Orange&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;travail s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; en cinq ans passant de 700 &#224; 24 000 t&#233;l&#233;travailleurs sur un total de 90 000 collaborateurs. Orange est confront&#233;e &#233;galement &#224; l'&#233;mergence du nomadisme &#171; anay time, any where and any device &#187;. En s'&#233;quipant d'un outil de mobilit&#233;, les agents se lib&#232;rent du poste de travail et &#233;chappent &#224; l'unit&#233; de temps et de lieux. Les RH accompagnent aujourd'hui un changement radical de la mani&#232;re dont est exerc&#233;e et manag&#233;e l'activit&#233;. Les collaborateurs sont en demande de confiance et d'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 60 000 nomades que compte Orange attendent qu'elle les accompagne en proposant des outils qui les aide &#224; trouver l'espace et la connectique pour r&#233;aliser un travail de qualit&#233;. L'espace se vide progressivement avec pour cons&#233;quence l'isolement et la baisse du collectif. Compte tenu du nombre de d&#233;parts, du d&#233;veloppement du nomadisme et de la mise en place d'espaces dynamiques, une r&#233;flexion est en cours sur le corpo-working. Les &#233;quipes de recherche analysent actuellement les usages des nomades : les sites les plus demand&#233;s, les flux etc. Les espaces sont d&#233;sormais am&#233;nag&#233;s pour accueillir les diff&#233;rentes cat&#233;gories de nomades dont les t&#233;l&#233;travailleurs. Une application sp&#233;cifique permet de rep&#233;rer les lieux de travail disponibles et de rencontrer des coll&#232;gues. Pour &#234;tre innovant, il faut se laisser guider par les rencontres. De ce fait, l'espace devient une formidable opportunit&#233; d'&#233;changes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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